Une maison qui a bien résisté à Irma dans le quartier d'Orléans

Jacob vit depuis 1963 dans le quartier d'Orléans à Saint-Martin. Il a une grande expérience dans le batiment. Il reconstruit lui-même sa maison, apporte quelques changements mais reste satisfait de la résistance de sa construction.

Il l'a construite en pensant à la circulation du vent. Surtout ne pas le capturer dans la maison ou lui apporter trop de résistance. Il doit passer sans détruire. La structure de sa maison a résisté aux plus gros ouragans Luis, Lenny et Irma.

Pour lui, une association comme Le Village by sxm est utile pour tous les Saint-Martinois. C'est important de pouvoir échanger. Tout le monde n'a pas son expérience de reconstruction et beaucoup sont démunis face à l'ampleur des reconstructions.

Participez avec nous au Caribe Wave 2018!

Tilt participera à Saint-Martin le 17 mars 2018 à un exercice de simulation de tsunamis organisé en parallèle de CaribeWave, projet international mené par l'Unesco et les États de la Caraïbe.Le Caribe Wave est un exercice mondial de Tsunami fictif organisé pour mieux anticiper et prévoir les impacts des catastrophes naturelles, comme celle que nous avons vécus avec Irma. Comment anticiper, comment se protéger, avec quels moyens, que peuvent nous apporter les nouvelles technologies, les réseaux sociaux, quels kits de survie, comment sensibiliser les enfants, les populations, comment avoir des informations fiables en situation de crise, comment pouvoir continuer à communiquer, etc. Autant de questions et de réponses à construire ensemble pour nous mieux nous préparer au risque de catastrophe naturelle tel qu'un tsnuami ou un cyclone. En parallèle de la gestion de crise par les pouvoirs publics, la creativité, la solidarité, les nouvelles technologies et les bonnes idées peuvent aussi sauver des vies. En partenariat avec l'association HAND (Hackers against natural disasters) déjà largement engagée dans ce projet depuis plusieurs années et notamment en Guadeloupe, Tilt participera cette année à Saint-Martin à cet évenement. La France n’échappe pas aux risques de tsunamis, tant sur ses territoires d’Outremer que sur ses côtes hexagonales. Quelques événements marquants : 1755 : un tsunami a détruit Lisbonne au Portugal puis touché la Guadeloupe et les îles de la Caraïbe. 1867 : survenu dans les Îles Vierges suite à un séisme de magnitude 7,5. 1908 : en Méditerranée suite au séisme de Messine en Italie qui a tué des dizaines de milliers de personnes. 2003 : suite au séisme de Boumerdès, la Côte d’Azur a connu des millions d'euros de dégâts. Ainsi, depuis 2011, La France participe à un exercice de simulation d’alerte tsunami organisé dans la Caraïbe : le CaribeWave.

Malheureusement le numérique, internet et les réseaux sociaux restent largement sous exploités alors qu’ils sont essentiels pour préparer, alerter et secourir les millions de personnes concernées. Face à ce constat et au risque encouru pour les habitants des Antilles françaises, HAND a décidé de s'impliquer en parallèle de l’exercice CaribeWave. En 2015, ils ont organisé un premier exercice de simulation afin de créer un système d’alerte des populations potentiellement isolées et donc coupées de toute information en cas de catastrophe majeure en utilisant et hackant les réseaux à disposition (radio, hotspots, émetteurs résilients). Leur engagement ne se substitue pas aux missions de l’État. Leur objectif que nous partageons est de: former des hommes et des femmes pour bâtir, reconstruire et exploiter des infrastructures de télécommunications photographier et cartographier les côtes avant et après ces désastres. mettre en place des réseaux de capteurs citoyens pour anticiper, prévenir de l’imminence de crises majeures exploiter les réseaux sociaux pour alerter, prévenir et éviter les rumeurs

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Grand Case

Grand-Case est un lieu-dit de la partie française de l’île de Saint-Martin, aux Antilles. Il se situe au nord-nord-est de Marigot, sur la route RN7 qui la relie à Quartier-d'Orléans. Il jouxte l'aéroport régional de Grand-Case Espérance.

Le nom provient de la déformation de l'ancien nom "La grande case". Les familles des ouvriers qui travaillaient à la saline se sont installés sans titre de propriété sur la plage. Une bonne partie de ces familles étaient originaires de l'île d'Anguilla qui fait face. Ils étaient pêcheurs et paludiers. L'accroissement rapide d'une population trop pauvre pour acheter du terrain a favorisé les comblements illicites des bords des étangs pour y bâtir des logement ; cela a forgé la mentalité locale. Le conseil municipal de Saint-Martin lui-même a eu recours à ce procédé litigieux afin de pouvoir y construire des infrastructures publiques nécessaires. Cela explique aussi que le village soit facilement inondable.

Certaines constructions du quartier comme le bar-hôtel LOVE ont été complétement détruits. D'autres, comme chez Max ou les Bains, ont été très vite reconstruits et contribuent à redonner vie à cette rue auparavant très animée. Les Lolos, petits restaurants traditionnels emblématiques du quartier, se reconstruisent aussi petit à petit.

Quartier d'Orléans

Quartier d'Orléans

Aujourd'hui,** Quartier d'Orléans est, avec Sandy Ground, l'un des quartiers les plus pauvres de l'île.** Très affecté par l'ouragan Irma, ce quartier est aussi l'une des zones prioraitaires pour les associations comme la Croix-Rouge ou la Fondation de France. Des tentes avec des médecins ont été montées ; des repas gratuits sont régulièrement distribués et on peut voir les habitants, comme Jacob (cf. interview vidéo ci-dessous) reconstruire par eux-même leur habitation.

 

Sandy Ground et son bateau de luxe

Sandy-Ground est un quartier périphérique de la partie française de l’île de Saint-Martin, aux Antilles. Il est accolé au nord-ouest de Marigot, sur la route en direction des Terres-Basses et de l'Aéroport international Princess Juliana.

Le nom provient de la nature sableuse du sol (en anglais "sable" = "sand" et "sol" = "ground").

À l'origine, constructions sauvages (squats) sur cet espace vierge car situé en zone des cinquante pas géométriques donc sans lotissements autorisés. À l'époque, les "squatteurs" sont en majorité des ouvriers guadeloupéens qui désirant s'installer à Saint-Martin, ne trouvaient pas où se loger. Se sont rapidement ajoutés les premiers travailleurs immigrés haïtiens. Depuis, plusieurs actions de régularisation (permis de construire, titre de propriété, raccordement aux réseau électrique, etc ...) ont eu lieu ou ont été proposées.

Suite à la défiscalisation de 1985, du morne Nettlé aux Terres-Basses, nombreuses constructions d'hôtels sur les deux rives de part et d'autre de la route. Mais la fréquentation touristique n'ayant pas suivi, environ la moitié on cessé leur activité hôtelière et ont été revendus à la découpe en studios, T1 ou T2. Le fait que les terrasses de ces chambres d'hôtel aient été dès l'origine aménagées en kitchenettes (chose exceptionnelle) pose la question d'une spéculation (et détournement de la dérogation de la loi sur les 50 pas géométriques).

Lorsque nous y sommes allées prendre des photos et filmer Jérôme, le quartier se reconstruisait mais on voyait encore le bateau de luxe bloqué dans les maisons.

L'Anse Marcel, quartier du Nord de l'île Saint-Martin, encore très marqué par l'ouragan Irma

L’Anse-Marcel est un lieu-dit de la partie française de l’île de Saint-Martin, aux Antilles. Il se situe au nord de l'île au bord de la baie du même nom. C'est un cul-de-sac relié au village de Cul-de-Sac par une route à forte pente passant par un col.

La vallée littorale est encaissée au fond d'une baie en " U " ceinturée par les flancs abruptes des collines (seul un chemin à mulets la reliait à Grand-Case par un col). Au pied des pentes deux marécages temporaires (variation 30 cm) de type mangrove et une large savane plate s'avançant jusqu'à la plage (due aux sables accumulés). Dans la baie, il y a deux îlets nommés "Requins".

Supposée zone protégée des cyclones par la plupart des habitants, l'Anse Marcel a été fortement touché comme on peut le voir dans la vidéo ci-dessous, y compris l'hôtel de luxe Riu. La plage est redevenue sauvage. La plupart des résidences privées ont été touchées, certaines plus que d'autres. Voilà une vidéo commentée par un résident.

La Baie orientale, de nouveau sauvage

La Baie-Orientale est un lieu-dit de la partie française de l’île de Saint-Martin, aux Antilles. Elle se situe sur la côte est de l'île, au nord-est de Marigot, sur la route RN7 qui la relie à Quartier-d'Orléans.

En 1985, cette zone était encore totalement vierge de lotissements. Un premier gros projet de développement immobilier1 n'avait pas abouti, mais à la suite de la loi de défiscalisation DOM-TOM de 1986 dite « Loi Pons »2 ce fut une pléthore de réalisations immobilières obtenant de nombreuses dérogations à la directive d'Ornano du 25 août 1979, qui déclarait inconstructible la bande des 100 mètres de large le long du littoral. Puis ce fut une succession d'autorisations d'occupations temporaires (AOT) qui permirent l'installation de bars-restaurants et l'occupation de la plage par des plagistes sur presque toute sa longueur.

L'ouragan Irma a balayé tous les restaurants et a redonné à la plage son caractère sauvage. Des parties de beach volley continuent d'y être organisées ets des restaurants de plage recommencent à émerger.

Un bateau percute des maisons dans Sandy Ground pendant Irma

Résident de Sandy Ground depuis 11 ans, Jérôme est resté dans son appartement en rez-de-chaussée en bord de mer pendant Irma. Un grand bateau s'est échoué sur l'immeuble qu'il occupe, une maison et en a percuté une troisième. L'expert du propriétaire du bateau est passé mais le mystère reste entier concernant le déblayage de ce débris imposant.

Pour Jérôme, les maisons du Sandy Ground ont bien tenu. Elles ont permis de casser les vagues et de minimiser les dégâts sur les maisons plus dans les terres. Mais l'île est fortement touchée.

Il s'agirait de consolider les barrages en bords de mer et de revoir le normes anti-sismique et anti-cycloniques pour l'île.

Jules, génération millenials de Saint-Martin

Jules est un enfant de Saint-Martin. Après des études post bac à Montreal, il revient à Saint-Martin et subit Irma avec sa famille. Loin d'entamer sa motivation et sa creativité, il souhaite développer un site d'agriculture en hydroponie et aquaponie sur l'île. Soucieux du développement durable et d'une reconstruction vertueuse pour Saint-Martin, il reflechit également aux matériaux, outils et techniques qui permettront demain de faire de Saint-Martin un exemple de reconstruction solidaire et responsable.

Stachy's hut, Stachy's mood.

Stachy est depuis plus de 33 ans sur Saint Martin. Il a depuis quelques années ouvert un bar restaurant sur l'île de Saint-Martin. Un endroit qu'on adore, emblématique de la friendly island et de la friendly attitude. Ajourd'hui Irma a détruit son restaurant. Il s'attelle à le renconstruire par ses propres moyens, son énergie et sa motivation. Il reflechit également à comment ne pas reproduire les erreurs de construction du passé et à faire un espace qui puisse dans l'avenir mieux supporter les phénomènes cycloniques.

Karibuni is back!

Le Village by Sxm a participé ce dimanche à la réouverture du Karibuni post Irma. Une construction transitoire pour redonner vie à l'un des sites emblématiques de L'île. Toute l'équipe du Karibuni a oeuvré ces dernieres semaines à nettoyer la plage et à construire un bar/restaurant éphémère en bois pour accueillir ses premiers clients, heureux de se retrouver à l'ilet Pinel. Le Karibuni travaille activement à la reconstruction d'un restaurant de plage totalement écologique. Une ambition: zéro impact!

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